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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
Zimbabwe

Fiche info

Introduction

Au Zimbabwe, près de 7 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire en conséquence aux chocs climatiques et à la détérioration de l’environnement économique.

La pandémie de COVID-19 a contribué à réduire les sources de revenus et de nourriture et l’accès des populations locales aux produits de première nécessité. 

Quels sont les besoins ?

La situation humanitaire au Zimbabwe reste critique. Le pays pâtit d’une économie durablement dégradée. Cette situation est amplifiée par plusieurs chocs climatiques tels que la sécheresse et des tempêtes/cyclones tropicaux, et l’impact de la COVID-19.

Cette accumulation de difficultés a entraîné un accroissement des besoins humanitaires des familles vulnérables de tout le pays. En 2021, quelque 3,4 millions de personnes en zones rurales et 2,4 millions de personnes en zones urbaines ont été confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë.

La pandémie de COVID-19 a eu des conséquences néfastes sur l’accès de base à la nutrition, la santé, la protection contre le VIH et l’éducation.

Le secteur informel, qui constitue la principale source de revenus de la majeure partie de la population urbaine vulnérable, a été impacté par les confinements mis en place dans le cadre de la COVID-19, et les citadins démunis ont eu encore plus de mal à satisfaire leurs besoins essentiels. Au moins 2,3 millions de personnes ont besoin de services de protection, notamment les femmes, les hommes, les filles et les garçons des secteurs les plus exposés à l’insécurité alimentaire. La raréfaction de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène a augmenté le risque d’épidémies.

En conséquence aux chocs climatiques, plus de 41 000 personnes restent déplacées à l’intérieur du pays, dans des camps et dans des communautés d’accueil où les risques en termes de santé et de protection sont élevés, avec notamment des cas de maltraitance, de violence sexistes, de mariage précoce/de mineurs, d’exploitation et d’exclusion sociale.

La saison des pluies de 2021/2022 au Zimbabwe a amené de fortes pluies, des tempêtes de grêle, des crues soudaines et des éclairs dans différentes parties du pays. En janvier 2022, la tempête tropicale Ana a frappé le sud de l’Afrique et causé des crues soudaines dans l’est du Zimbabwe, détruisant 812 logements et 51 écoles.

Avec une flambée épidémique du paludisme et plus de 1,3 million de personnes vivant avec le VIH, la pandémie de COVID-19 expose la population à un grand risque sanitaire supplémentaire. L’accès aux services de santé essentiels s’est dégradé en raison du manque de personnel sanitaire, de la mise en isolement/quarantaine de certains travailleurs de la santé, d’équipements de protection individuelle insuffisants et des frais médicaux pour les patients dans les établissements de santé.

Le Zimbabwe a signalé un afflux stable de réfugiés provenant de toute l’Afrique, notamment de la RDC et du Mozambique, en dépit de la fermeture des frontières pendant l’année écoulée en raison de la COVID-19. Le pays accueille plus de 21 000 réfugiés, dont 15 000 ont besoin de toute urgence de vivres, d’un hébergement, d’une éducation et d’une protection.

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En quoi consiste notre aide ?

Le Zimbabwe est exposé à des catastrophes climatiques récurrentes.

En 2022, l’UE renforcera la capacité locale à mieux se préparer et à répondre plus rapidement aux catastrophes soudaines dans les zones exposées. Nous centrerons nos efforts sur le renforcement de capacité des parties prenantes locales et régionales ainsi que sur la généralisation de la préparation logistique et la capacité à gérer le prépositionnement des stocks d’urgence.

L’aide humanitaire de l’UE a aussi pour but de soutenir les migrants vulnérables, de renforcer la préparation aux déplacements et d’améliorer la gestion des différents flux migratoires.

L’UE continuera de financer des outils d’information qui se sont avérés essentiels à une meilleure compréhension et identification des causes sous-jacentes, complexes et interdépendantes des déplacements, et pour apporter une réponse humanitaire mieux informée.

Les partenaires européens présents au Zimbabwe ont adapté leurs projets pour aider à réduire la propagation de la COVID-19, tout en continuant d’apporter une aide indispensable. Ils ont aussi organisé des activités de prévention et de contrôle du coronavirus, des campagnes de diffusion d’informations, des distributions d’équipements de protection personnelle, une promotion de l’accès à l’eau et des mesures d’hygiène et des séances de sensibilisation en matière d’hygiène pour les ménages.    

Par ailleurs, la Commission européenne verse une aide humanitaire de € 100 millions pour soutenir la mise en place de campagnes de vaccination dans les pays d’Afrique ayant des besoins humanitaires critiques et des systèmes de santé fragiles.

Au moins € 8 millions de ces fonds serviront à soutenir les campagnes de vaccination menées en faveur des plus vulnérables dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien. Sur cette somme, € 1,25 million sont alloués au Zimbabwe.

L’aide humanitaire et le soutien au développement apportés par l’UE continuent d’être menés de concert pour renforcer la résilience des communautés les plus vulnérables. L’objectif est de limiter l’impact de l’insécurité alimentaire.

Dernière mise à jour: 16/02/2022
Photo: © Ville Palonen / Finnish Red Cross, 2020

Faits & chiffres

6,8 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire

D’après les estimations, 3,4 millions de personnes en zones rurales et 2,4 millions en zones urbaines ont besoin d’une aide alimentaire urgente.

Plus de 41 000 personnes sont toujours déplacées dans les camps ou au sein des communautés d’accueil (IOM).

Entre mars 2020 et novembre 2021, près de 381 000 personnes sont rentrées au Zimbabwe depuis les pays voisins.

Le Zimbabwe accueille plus de 21 000 réfugiés.

Aide humanitaire de l’UE :
€ 27 millions en 2022 alloués à la région d’Afrique australe et de l’océan Indien, et notamment au Zimbabwe. 
€ 12,25 millions en 2021