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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
Arménie et Azerbaïdjan

Fiche info

Introduction

Les hostilités qui ont duré 6 semaines lors du conflit de Nagorno-Karabakh ont fait des milliers de victimes, parmi lesquelles des blessés et morts civils. Les combats ont poussé des centaines de milliers de personnes à fuir de chez elles, en quête de sécurité. À ce jour, certaines d’entre elles sont toujours déplacées.

La région a connu diverses violations du droit international humanitaire, comme le ciblage de structures civiles ou encore l’utilisation d’armes à sous-munitions interdites. Un an après le début du conflit, quelques milliers de personnes vulnérables ont toujours besoin d’une aide humanitaire et au rétablissement rapide.

Quels sont les besoins ?

En raison des déplacements de population, des pertes de leurs biens et moyens de subsistance, et de la destruction des maisons et infrastructures, les populations affectées par le conflit ont besoin d’une aide humanitaire, en particulier en hiver.

De nombreux civils ont fui de chez eux pendant les hostilités, en quête de sécurité. Alors que certains sont déjà rentrés chez eux, tous ne sont pas en mesure ou n’ont pas envie de le faire.

Le conflit a causé d’importants dégâts au niveau des habitations et infrastructures essentielles, comme les écoles et hôpitaux, et les conséquences humanitaires de cela s’étendent dans la durée. Il a aussi endommagé les routes et les réseaux d’électricité, de gaz et de communication. Les gens ont perdu leurs emplois et leurs moyens de subsistance.

Le déplacement de civils et la nécessité de soigner les blessés de guerre font peser un poids supplémentaire sur les ressources de santé, déjà étirées au maximum par la pandémie de coronavirus. En raison des effets sur elles des hostilités et du déplacement, les personnes affectées par le conflit ont également besoin d’un soutien psychosocial et d’une aide en matière de santé mentale.

Alors que la situation se stabilise, des solutions concrètes, telles que des emplois, des activités génératrices de revenus et des moyens de subsistance, sont nécessaires pour reconstruire les vies et améliorer la résilience. Les mines représentent un risque important en matière de sécurité pour les civils et peuvent empêcher nombre d’entre eux de reprendre leurs activités agricoles. Des actions supplémentaires sont donc nécessaires en matière, à la fois, de déminage humanitaire et d’éducation aux dangers liés aux mines.

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En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne a rapidement répondu face à l’impact du conflit, en débloquant € 6,9 millions d’aide humanitaire pour répondre aux besoins des plus vulnérables parmi les personnes directement affectées par le conflit.

L’aide d’urgence permet aux partenaires humanitaires de l’UE d’offrir aux personnes affectées par le conflit une aide de base incluant des vivres, des articles d’hygiène et ménagers, une aide en espèces polyvalente, un hébergement, une éducation en contexte d’urgence, un appui médical et psychosocial, des équipements médicaux, et toute autre aide urgente requise.

L’UE a mobilisé € 10 millions de plus en secours humanitaires, comprenant une aide au rétablissement rapide sous forme de moyens de subsistance pour aider les victimes du conflit à reconstruire leur vie.

Ce financement permet aussi de procéder au déminage humanitaire requis dans les zones peuplées et d’organiser une éducation aux dangers liés aux mines pour les personnes à risque.

Les fonds humanitaires de l’UE sont fournis conformément aux principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.

La Commission européenne joue également un rôle essentiel en facilitant la coordination humanitaire et le partage d’informations entre les différentes organisations comme les bailleurs de fonds, les autorités et les partenaires humanitaires. L’aide humanitaire de l’UE vient compléter l’aide apportée par les gouvernements respectifs aux populations affectées par le conflit.

Dernière mise à jour: 05/10/2021

photo: © ICRC, 2021

Faits & chiffres

On estime que 100 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire à la suite du conflit dans le Nagorno-Karabakh.

Aide humanitaire de l’UE :
€ 16,9 millions depuis 2020