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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
Brian Inganga/European Union, 2019
Kenya

Fiche info

Introduction

Le Kenya accueille plus de 500 000 réfugiés et demandeurs d’asile. Ils dépendent entièrement de l’aide humanitaire, même pour subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Trois saisons marquées par de faibles précipitations et les conséquences de la pandémie de la COVID-19 ont aggravé l’insécurité alimentaire dans les zones arides et semi-arides du Kenya.

L’Union européenne maintient son aide humanitaire de longue date en faveur des réfugiés au Kenya et intervient dans les situations d’urgence liées aux catastrophes.

Quels sont les besoins ?

Le Kenya a annoncé son intention de fermer tous les camps de réfugiés d’ici fin juin 2022, mais semble être revenu sur sa décision. Entre temps, des réfugiés, notamment des mineurs isolés, continuent d’affluer, principalement de Somalie, du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo et d’Éthiopie.

Il est très probable qu’ils restent au Kenya. Pour la plupart d’entre eux, un retour dans leur pays d’origine ne semble pas envisageable avant longtemps. De nombreux réfugiés étant sans papiers, ils accèdent difficilement à l’aide disponible.

En conséquence à la politique de cantonnement, les réfugiés ont l’interdiction de quitter les camps et leur survie et leur accès aux services dépendent de l’aide internationale.

Plus de 3,5 millions de personnes vivant dans les zones arides et semi-arides connaissent de graves pénuries alimentaires en raison de trois saisons consécutives marquées par de faibles précipitations. En outre, plus de 600 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë et ont besoin de soins urgents.

En conséquence aux maigres récoltes et aux conditions déclinantes pour le bétail, les revenus et réserves alimentaires des familles se sont amenuisés, entraînant une augmentation des prix des aliments. Les prix continueront probablement d’augmenter, en raison de la COVID-19, de la crise économique, de la récente infestation de criquets pèlerins et de la guerre en Ukraine (un des principaux fournisseurs de blé du Kenya).

Il est à craindre que la situation s’aggrave car la première saison des pluies de 2022 (mars à mai) a été marquée par des précipitations faibles, disséminées et retardées, et les prévisions sont pessimistes.

Carte Kenya

En quoi consiste notre aide ?

Au fil des ans, l’Union européenne a maintenu son aide humanitaire en faveur des personnes réfugiées au Kenya. Les actions humanitaires de l’UE ont aidé à :

  • offrir des conditions de vie sûres et dignes aux réfugiés, en leur permettant notamment d’accéder à des services de base tels que soins médicaux et éducation
  • renforcer la résilience des réfugiés et des communautés d’accueil dans les régions arides du Kenya, où se trouvent les camps de réfugiés
  • aider les autorités à se préparer aux situations d’urgence
  • répondre aux crises d’insécurité alimentaire des plus démunis vivant dans les zones arides et semi-arides.

En 2022, l’Union européenne a alloué € 15 millions d’aide humanitaire au Kenya, dont € 2 millions pour faire face à la sécheresse. Cette somme a pour but d’aider les réfugiés et de lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle croissante dans les zones arides et semi-arides.

Dans les camps de réfugiés de Kakuma et de Dadaab, l’UE continue de soutenir la fourniture d’une aide vitale de base, notamment dans les domaines suivants : (i) assistance alimentaire ; (ii) soins de santé ; (ii) assistance nutritionnelle ; (iv) eau, assainissement et hygiène ; (v) protection ; et (vi) éducation.

L’UE soutient également la campagne de vaccination contre la COVID-19 dans les camps de réfugiés. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’UE soutenant l’organisation de la campagne de vaccination contre la COVID-19 en Afrique.

Face à la sécheresse extrême qui sévit dans les zones arides et semi-arides du Kenya, l’UE soutient aussi les familles vulnérables en leur allouant une aide en espèces polyvalente. Le but est de leur permettre d’accéder à une alimentation et à des services de base.

Depuis 2012, l'UE a alloué plus de € 200 millions d'aide humanitaire au Kenya.

Pour remplacer en partie la distribution de rations alimentaires en nature, l’UE finance des coupons alimentaires électroniques appelés « Bamba Chakula » (« Obtenez votre nourriture » en swahili) et des transferts en espèces. Ces deux modalités offrent la possibilité aux réfugiés de choisir les vivres qu’ils achètent et de diversifier leur alimentation tout en soutenant l’économique locale.

L’aide humanitaire de l’UE permet aux structures sanitaires de proposer des services complets, y compris des services hospitaliers destinés à la fois aux réfugiés et aux communautés d’accueil. Nous leur fournissons de l’eau potable, des installations sanitaires et les encourageons à adopter une bonne hygiène pour prévenir les maladies.

Nous proposons également des soins aux victimes de violences sexuelles et sexistes et travaillons auprès des communautés, dans les camps, pour faire de la prévention.

L’UE contribue à l’éducation des réfugiés et des jeunes. Elle offre par exemple des possibilités d’apprentissage à plus de 135 000 élèves inscrits dans les écoles des camps de Dadaab et de Kakuma.

En 2020, les écoles des camps de réfugiés ont dû fermer leurs portes pendant environ 10 mois et n’ont rouvert qu’au début du mois de janvier 2021.

La situation est pire pour les filles et autres groupes vulnérables d’élèves, comme les enfants handicapés. Ceux-ci sont souvent laissés pour compte dans un contexte éducatif toujours plus précaire en termes de ressources. L’UE apporte aussi son soutien à des projets éducatifs destinés aux enfants handicapés.

Dernière mise à jour: 21/04/2022
Photo: © Union européenne, 2019 (photographe : Brian Inganga)

Faits & chiffres

Accueille plus de 500 000 réfugiés et demandeurs d’asile (UNHCR)

2,8 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire

Plus de 600 000 enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition

Aide humanitaire de l’UE :
€ 15 millions en 2022
Plus de € 220 millions depuis 2012