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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
© Maciej Moskwa/TESTIGO DOCUMENTARY
Déplacements forcés : réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI)

Fiche info

Qu'Est-ce que c'est ?

Chaque année, des millions de personnes sont contraintes de quitter leur foyer en raison de conflits, de violences, de violations des droits de l’homme, de persécutions, de catastrophes et des conséquences du changement climatique. Le nombre de personnes contraintes au déplacement a continué d’augmenter en 2021, appelant au renforcement de l’aide humanitaire.

À la fin de l’année 2021, 89,3 millions de personnes étaient déplacées dans le monde. Ce nombre, le plus élevé jamais enregistré, a atteint les 100 millions au cours du premier trimestre 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Plus de deux tiers des réfugiés sont originaires de Syrie, du Venezuela, d’Afghanistan, du Sud-Soudan et du Myanmar. La plupart vivent en zone urbaine et le reste dans des camps ou en zone rurale.

L’Union européenne est le principal donateur international dans les situations de déplacement forcé.

Pourquoi est-ce important ?

Jusqu’à 83 % des personnes déplacées de force sont accueillies dans des pays à faibles et moyens revenus, ce qui exerce une pression sur les communautés d’accueil et leurs ressources. Leur survie dépend de la disponibilité de l’aide fournie par les autorités, les communautés locales et les organisations humanitaires.

Réfugiés comme personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI) sont souvent confrontés à des problèmes de protection et des difficultés d’accès au logement, à la nourriture et à d’autres services de base.

En zone urbaine, ils doivent faire face à la pauvreté, au manque de soutien psychosocial et à des difficultés pour régulariser leur statut juridique. Les violences, maltraitances et exploitation dont ils sont victimes atteignent souvent des sommets au lendemain de nouvelles crises.

Parvenir à des solutions durables permettant d’aider les personnes contraintes au déplacement relève du défi. Pour les réfugiés, le mieux à long terme est de pouvoir procéder à des retours volontaires vers leur pays d’origine, mais cette solution est souvent impossible pour nombre d’entre eux en raison de l’absence de solutions politiques aux conflits, aux violences récurrentes et à l’instabilité.

Les déplacements forcés ne sont désormais plus un phénomène temporaire et s’inscrivent de plus en plus dans la durée. Ils durent en moyenne 20 ans pour les réfugiés et plus de 10 ans pour la plupart des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

En quoi consiste notre aide ?

L’Union européenne est l’un des principaux donateurs internationaux dans les situations de déplacement forcé. En 2021, la Commission européenne a alloué la majeure partie de son budget humanitaire de plus de € 1,4 milliard à des projets qui viennent répondre aux besoins des personnes contraintes au déplacement et des communautés locales.

Ce financement a permis de faire face aux besoins les plus urgents de populations extrêmement vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes handicapées, en leur fournissant protection et soutien le temps de leur déplacement et à leur retour chez elles.

Les projets mis en œuvre sur le terrain ont permis d’aider les personnes contraintes au déplacement à accéder à un logement, une protection, de la nourriture et des services de base, comme des soins de santé, une aide nutritionnelle, de l’eau potable, un assainissement et une éducation.

Environ 35 % de l’aide humanitaire est parvenue aux réfugiés et aux personnes déplacées sous la forme d’espèces (cartes de débit, transferts mobiles et espèces en main). Détenir des espèces leur procure un sentiment de dignité et d’indépendance et permet aussi de renforcer les liens avec les communautés locales, puisque l’argent est dépensé dans les petits commerces locaux.

En ce qui concerne l’éducation en contexte d’urgence, plus de la moitié des projets subventionnés ciblaient des réfugiés et des enfants déplacés à l’intérieur de leur pays.

L’aide apportée par l’UE aux personnes contraintes au déplacement fait la différence dans la vie de nombreux :

  • réfugiés syriens en Turquie, au Liban et en Jordanie
  • réfugiés afghans en Iran et au Pakistan
  • réfugiés somaliens au Kenya
  • réfugiés congolais dans la région des Grands lacs
  • réfugiés et migrants vénézuéliens dans la région
  • réfugiés rohingyas au Bangladesh
  • plus récemment, réfugiés ukrainiens en Pologne, en Roumanie et en Moldavie.

Elle cible aussi, entre autres, les personnes déplacées en Syrie, en Colombie, au Sud-Soudan, en Iran, au Myanmar et au Yémen.

En avril 2016, la Commission européenne a adopté la communication « Vivre dignement: de la dépendance vis-à-vis de l'aide à l'autonomie. Les déplacements forcés et le développement », qui propose une approche des déplacements forcés axée sur le développement.

L’objectif est de renforcer la résilience et l’autosuffisance des personnes déplacées et de leurs communautés d’accueil en travaillant avec les gouvernements hôtes et les acteurs locaux pour soutenir l’intégration socio-économique progressive des réfugiés et des déplacés.

Cette approche vise à exploiter les capacités de production des réfugiés et des personnes déplacées en les aidant à accéder à l’éducation, aux soins de santé, au logement, à des terres, des moyens de subsistance et d’autres services de base.

La Commission fournit son soutien financier dans les contextes de déplacements forcés par le biais d’organisations s’occupant des réfugiés, des PDI, des migrants et des communautés qui les accueillent sur place. Ses principaux partenaires humanitaires sont l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation internationale des migrations (OIM), le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que des organisations non gouvernementales.

Afin de garantir un partage plus prévisible et équitable des responsabilités entre les États, l’Union européenne soutient la mise en œuvre du Pacte mondial pour les réfugiés. Adopté en 2018, le Pacte mondial s’appuie sur le Cadre global d’intervention en faveur des réfugiés (FCRR), mis en œuvre dans plusieurs pays en 2017 et 2018 pour améliorer le soutien aux réfugiés et aux pays d’accueil.

L’Union européenne soutient résolument les Principes directeurs sur les déplacements intérieurs et encourage systématiquement leur intégration dans le droit international et dans les droits nationaux.

L’UE a par ailleurs soutenu le travail du groupe de haut niveau sur le déplacement interne du secrétaire général des Nations unies (SGNU), qui a présenté ses recommandations en septembre 2021. Il lancera prochainement un Programme d’action du SGNU sur les déplacements internes.

Le 1 juillet 2022, l’UE a pris la présidence de la plateforme sur les déplacements en cas de catastrophe. Il s’agit d’une initiative menée par l’État visant à améliorer la protection des personnes déplacées par-delà les frontières dans le contexte des catastrophes et du changement climatique.

Dans le cadre de sa présidence de 18 mois, l’UE s’efforcera de renforcer les actions coordonnées dans ce domaine, ainsi que de renforcer la sensibilisation mondiale à ce sujet.

Dernière mise à jour: 08/07/2022
Photo: © Maciej Moskwa/TESTIGO DOCUMENTARY

Faits & chiffres

89,3 millions de personnes contraintes au déplacement à travers le monde :

  • 27,1 millions de réfugiés
  • 53,2 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays
  • 4,6 millions de demandeurs d’asile
  • 4,4 millions de réfugiés et migrants vénézuéliens

Près d’1 million d’enfants nés en tant que réfugiés entre 2018 et 2020

Environ 2/3 des réfugiés vivent dans la pauvreté

83 % des réfugiés sont accueillis dans des pays à faible et moyen revenu 

3 principaux pays d’accueil des réfugiés : Turquie (3,8 millions), Colombie (1,8 million) Ouganda (1,5 million)

Aide humanitaire de la Commission européenne :
La majeure partie du budget humanitaire de € 1,4 million a été consacrée à l’aide aux personnes déplacées de force et leurs communautés d’accueil en 2021

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6 SEPTEMBRE 2022
Forced displacement: refugees, asylum seekers and internally displaced persons (IDPs)
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