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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
Afrique australe et l'océan Indien

Fiche info

Introduction

Les chocs climatiques et les récurrents risques de catastrophe naturelle, en plus des défis économiques et politiques, des insectes et maladies qui ravagent les cultures, et du conflit, continuent d’affecter des millions de personnes dans la région de l’Afrique australe et l’océan Indien.

En raison de la sécheresse prolongée et de mauvaises récoltes, de vastes régions souffrent actuellement de pénuries alimentaires graves. Dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, plusieurs gouvernements ont, entre autres choses, renforcé les contrôles aux frontières et imposé des restrictions de circulation, qui ont impacté les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables.

Quels sont les besoins ?

Les phénomènes météorologiques extrêmes sont fréquents dans la région. Ils se multiplient et s’intensifient encore plus sous l’effet du changement climatique. La région se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde en moyenne, et a été secouée par de multiples chocs aux effets cumulés, tels que des tempêtes/cyclones tropicaux, sécheresses, inondations et pluies irrégulières.

La sécheresse persistante a mis en péril la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de près de 23 millions de personnes. Les pays les plus touchés sont l’Angola, l’Eswatini, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, la Namibie et la Zambie.

Après de longues périodes de difficultés socioéconomiques, la pandémie de COVID-19 a changé le visage de la faim dans la région, accentuant le chômage dans les villes et réduisant considérablement les transferts de fonds pourtant vitaux. La baisse des prix et des revenus tirés des produits de base a resserré les budgets, ébranlant la capacité des gouvernements à répondre aux besoins croissants.

La province de Cabo Delgado, au Mozambique, a été touchée par une escalade spectaculaire des violences en 2020. Des groupes armés ont attaqué des villages et civils, causant morts et déplacements, et aggravant la situation humanitaire.

On estime que plus de 700 000 personnes sont déplacées dans la province de Cabo Delgado et dans les provinces voisines. En outre, en 2022, plus de 1,5 million de personnes ont de toute urgence besoin d’une aide humanitaire et d’une protection.

À Madagascar, la sécheresse, une faible productivité agricole, la pandémie de COVID-19 et les pénuries en aliments de base sur les marchés ont entraîné une détérioration de la sécurité alimentaire.

Actuellement, 1,6 million de personnes sont exposées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire à Madagascar. Le pays détient l’un des taux de malnutrition les plus élevés au monde et plus de la moitié des enfants du pays souffrent de malnutrition chronique.

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En quoi consiste notre aide ?

En 2022, l’UE a alloué € 27 millions aux actions humanitaires menées dans la région.

Le financement humanitaire de l’UE dans la région de l’Afrique australe et l’océan Indien permet de fournir des secours d’urgence comme (i) une aide alimentaire et nutritionnelle, (ii) une protection, (iii) un accès à des soins de santé, (iv) une éducation en contexte d’urgence, (v) un accès à l’eau et un assainissement, et (vi) une préparation aux catastrophes.

Via son aide humanitaire, l’UE privilégie dans la mesure du possible la mise en place d’une aide rapide sous forme de transferts d’espèces en urgence aux populations vulnérables touchées par les catastrophes. Cela évite à ces personnes d’avoir à vendre leurs biens lorsque la nourriture vient à manquer.

En réponse à l’actuelle sécheresse qui frappe la région, l’UE contribue à répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels dans les zones affectées et aide les petits agriculteurs à restaurer leurs moyens de subsistance. 

La situation est instable dans la province de Cabo Delgado. L’UE vient en aide aux personnes affectées par le conflit dans cette province – notamment des personnes déplacées et les communautés les accueillant - en leur proposant un hébergement, des vivres, un accès à l’eau et un assainissement, une protection, et un accès aux soins de santé et à une éducation.

La situation alimentaire et nutritionnelle reste critique à Madagascar, en particulier dans le Grand Sud. L’UE fournit une aide alimentaire et nutritionnelle tout en intégrant des actions de protection aux secteurs les plus durement touchés. Le lien entre les interventions à court et long terme est consolidé afin de renforcer la résilience des personnes affectées par la crise et les chocs climatiques répétés.

L’UE a également alloué des fonds à la lutte contre la pandémie de COVID-19, en accord avec les plans d’action nationaux de chaque pays. Grâce à cette aide, nos partenaires bénéficiant d’un financement de l’UE dans la région incluent (i) des activités de prévention et de contrôle de la COVID-19, (ii) des campagnes de diffusion de l’information, (iii) des distributions d’équipements de protection individuelle, (iv) une promotion de l’accès à l’eau potable et de l’hygiène, et (v) des sessions de sensibilisation des familles à l’hygiène.

En outre, la Commission européenne consacre une aide humanitaire de € 100 millions au déploiement des campagnes de vaccination dans les pays d’Afrique aux besoins humanitaires critiques et systèmes de santé fragiles. € 8 millions de ces fonds serviront à soutenir les campagnes de vaccination menées en faveur des plus vulnérables dans la région de l’Afrique australe et l’océan Indien.

Une bonne préparation et une action rapide peuvent permettre de réduire l’impact des catastrophes naturelles et contribuer à sauver des vies, des moyens de subsistance et des biens. À cette fin, l’UE soutient des actions visant à mieux préparer les communautés et autorités locales et nationales à la gestion des catastrophes.

Plusieurs projets financés par l’UE utilisent des technologies et approches innovantes, comme des drones (utilisés dans la réponse au cyclone Idai au Mozambique et au Malawi) pour cartographier les zones à haut risque ou la messagerie mobile pour alerter les communautés des dangers imminents et leur permettre de contacter les autorités responsables de la gestion des catastrophes.

Une attention accrue est accordée à la préparation aux catastrophes dans les écoles, par la promotion de structures scolaires sécurisées, la formation des enseignants aux systèmes d’alerte précoce, et l’enseignement aux enfants de méthodes pour se mettre en sécurité. Le fait de disposer de stocks d’urgence au préalable sur le terrain facilite et accélère également l’intervention en cas de catastrophe naturelle soudaine.

L’UE soutient également les actions visant à assurer un suivi éducatif en cas de crise humanitaire, par exemple en garantissant des espaces d’apprentissage sécurisés et en fournissant des programmes d’enseignements adaptés aux enfants des zones touchées par les violences et déplacements.

Dernière mise à jour: 16/02/2022
Photo: © Union européenne, 2019 (photographer: Anouk Delafortrie)

Faits & chiffres

Plus de 23 millions de personnes sont victimes d’insécurité alimentaire.

La COVID-19 continue d’avoir un impact sur l’ensemble de la région.

Plus de 700 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Plus de 520 000 réfugiés dans la région.

Aide humanitaire de l’UE :
€ 27 millions en 2022
Plus de € 325 millions depuis 2014.