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Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes
European Union, 2019 (photographer: Anouk Delafortrie)
Afrique australe et l'océan Indien

Fiche info

Introduction

Les chocs climatiques et les récurrents risques de catastrophe naturelle, en plus des défis économiques et politiques, des insectes et maladies qui ravagent les cultures, et du conflit, continuent d’affecter des millions de personnes dans la région de l’Afrique australe et l’océan Indien.

En raison de la sécheresse prolongée et de mauvaises récoltes, de vastes régions souffrent actuellement de pénuries alimentaires graves. Dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, plusieurs gouvernements ont, entre autres choses, renforcé les contrôles aux frontières et imposé des restrictions de circulation, qui ont impacté les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables.

La guerre en Ukraine est venue aggraver une situation déjà fragile. 80 % des pays de la région sont extrêmement dépendants des importations en provenance de la Russie et de l’Ukraine.

Quels sont les besoins ?

Les phénomènes météorologiques extrêmes sont fréquents dans la région. Ils se multiplient et s’intensifient encore plus sous l’effet du changement climatique. La région se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde en moyenne, et a été secouée par de multiples chocs aux effets cumulés, tels que des tempêtes/cyclones tropicaux, sécheresses, inondations et pluies irrégulières.

La sécheresse persistante a mis en péril la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. En 2022/2023, près de 30 millions de personnes devraient être exposées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire, ou le sont déjà.

L’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et le Programme alimentaire mondial ont alerté sur le fait qu’entre octobre 2022 et janvier 2023, Madagascar, le Malawi et le Zimbabwe pourraient être confrontés à de très graves difficultés.

Après de longues périodes de difficultés socioéconomiques, la pandémie de COVID-19 a changé le visage de la faim dans la région, accentuant le chômage dans les villes et réduisant considérablement les transferts de fonds pourtant vitaux. La baisse des prix et des revenus tirés des produits de base a resserré les budgets, ébranlant la capacité des gouvernements à répondre aux besoins croissants.

La province de Cabo Delgado, au Mozambique, a été touchée par une escalade spectaculaire des violences en 2020. Des groupes armés ont attaqué des villages et civils, causant morts et déplacements, et aggravant la situation humanitaire.

On estime que plus de 946 000 personnes sont déplacées dans la province de Cabo Delgado et dans les provinces voisines. En outre, en 2022, plus de 1,5 million de personnes ont de toute urgence besoin d’une aide humanitaire et d’une protection.

À Madagascar, la sécheresse, une faible productivité agricole, l’impact des restrictions imposées dans le cadre de la pandémie de COVID-19 et les pénuries en aliments de base sur les marchés ont entraîné une détérioration de la sécurité alimentaire.

Actuellement, 1,9 million de personnes sont exposées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire à Madagascar. Le pays détient l’un des taux de malnutrition les plus élevés au monde et plus de la moitié des enfants du pays souffrent de malnutrition chronique.

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En quoi consiste notre aide ?

En 2022, l’UE a alloué € 67,4 millions aux actions humanitaires menées dans la région.

Le financement humanitaire de l’UE dans la région de l’Afrique australe et l’océan Indien permet de fournir des secours d’urgence comme (i) une aide alimentaire et nutritionnelle, (ii) des services de protection, (iii) un accès à des soins de santé, (iv) une éducation en contexte d’urgence, (v) un accès à l’eau et un assainissement, et (vi) une préparation aux catastrophes.

L’UE soutient les actions contribuant au maintien de l’éducation en période de crise humanitaire. L’aide humanitaire de l’UE garantit des espaces d’apprentissage sécurisés et fournit des programmes d’enseignements adaptés aux enfants des zones touchées par les violences et déplacements.

Nous privilégions aussi, dans la mesure du possible, la mise en place d’une aide rapide par le biais de transferts d’espèces en urgence aux populations vulnérables touchées par les catastrophes. Cela évite à ces personnes d’avoir à vendre leurs biens lorsque la nourriture vient à manquer.

Sur le plan sécuritaire, la situation est instable dans le nord du Mozambique. L’UE vient en aide aux personnes affectées par les violences armées dans la province de Cabo Delgado en leur fournissant un hébergement, une aide alimentaire et nutritionnelle, un accès à l’eau et un assainissement, une protection, des services logistiques et un accès aux soins de santé et à une éducation. Ceci inclut une aide aux habitants des provinces voisines, notamment aux personnes déplacées à l’intérieur du pays et aux communautés qui les accueillent.

La situation alimentaire et nutritionnelle reste critique à Madagascar, en particulier dans le Grand Sud et dans le Grand Sud-Est. L’UE fournit une aide alimentaire et nutritionnelle tout en intégrant des services de protection aux secteurs les plus durement touchés. Le lien entre les interventions à court et long terme est en train d’être consolidé afin de renforcer la résilience aux chocs climatiques répétés.

Une bonne préparation et une action rapide peuvent permettre de réduire l’impact des catastrophes naturelles et contribuer à sauver des vies, des moyens de subsistance et des biens. L’UE soutient des actions visant à mieux préparer les communautés ainsi que les autorités locales et nationales à la gestion des catastrophes.

Une attention accrue est accordée à la préparation aux catastrophes dans les écoles, par la promotion de structures scolaires sécurisées, la formation des enseignants aux systèmes d’alerte précoce, et l’enseignement aux enfants de méthodes pour se mettre en sécurité. Le fait de disposer de stocks d’urgence sur le terrain facilite et accélère également l’intervention en cas de catastrophe naturelle soudaine.

Plusieurs projets financés par l’UE utilisent des approches technologiques et innovantes. Par exemple, en réponse aux cyclones qui ont frappé le Mozambique et le Malawi en 2021-2022, nous avons utilisé des drones pour cartographier les zones à haut risque. La messagerie mobile a, en outre, été utilisée pour avertir les communautés locales des dangers imminents et a permis à ces dernières de contacter les autorités responsables de la gestion des catastrophes.

Par ailleurs, la Commission européenne a versé une aide humanitaire de € 100 millions pour soutenir la mise en place de campagnes de vaccination contre la COVID-19 dans les pays d’Afrique ayant des besoins humanitaires critiques et des systèmes de santé fragiles.

Sur cette somme, € 8,9 millions serviront à soutenir les campagnes de vaccination menées en faveur des plus vulnérables dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien.

Grâce à cette aide, nos partenaires mettent en place (i) des activités de prévention et de contrôle de la COVID-19, (ii) des campagnes de diffusion de l’information, (iii) des distributions d’équipements de protection individuelle, (iv) une promotion de l’accès à l’eau potable et de l’hygiène, et (v) des sessions de sensibilisation des familles à l’hygiène.

Dernière mise à jour: 22/12/2022

Faits & chiffres

Près de 30 millions de personnes sont exposées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire.

Plus de 946 000 personnes déplacées à l’intérieur du Mozambique.

Plus de 522 000 réfugiés dans la région.

Aide humanitaire de l’UE :
€ 67,4 millions en 2022
Plus de € 364,5 millions depuis 2014